# Complications of female genital mutilation: epidemiology and management of cases at Ouahigouya regional teaching hospital, Burkina Faso

**Authors:** Sansan Rodrigue SIB, Évelyne KOMBOÏGO, Moussa SANOGO, Issa OUÉDRAOGO, Alexandre TARNAGADA, Souleymane TRAORÉ, Charlemagne Marie Ragnag-Néwende OUÉDRAOGO

PMC · DOI: 10.48327/mtsi.v4i1.2024.463 · Médecine Tropicale et Santé Internationale · 2024-01-04

## TL;DR

This study examines the health complications of female genital mutilation at a hospital in Burkina Faso and highlights the need for awareness and abandonment of the practice.

## Contribution

The study provides a detailed analysis of the epidemiology and management of FGM complications in a high-prevalence region of Burkina Faso.

## Key findings

- Most cases involved infibulation, with common complications including vulvar narrowing and dyspareunia.
- Surgical interventions were the primary treatment method, with favorable anatomical outcomes.
- Psychological complications remain under-evaluated and require further attention.

## Abstract

Les mutilations génitales féminines sont encore fréquentes au Burkina Faso, malgré des décennies de lutte contre leur pratique. La région du Nord de ce pays connaît l'une des plus fortes prévalences de cette pratique sur le plan national. L'objectif de notre étude est de décrire les complications sanitaires des mutilations génitales féminines prises en charge dans l'hôpital de référence de cette région.

Il s'est agi d'une étude rétrospective des données sur une période de 13 ans, du 15 septembre 2009 au 14 septembre 2022. Les patientes admises pour des complications génitales ou loco-régionales liées aux mutilations génitales ont été incluses. Les parturientes mutilées sans infibulation, victimes de déchirures vulvaires ou ayant bénéficié d'une épisiotomie n'ont pas été incluses.

Nous avons dénombré 204 patientes, soit 3,1 % des consultantes. La tranche d’âge de 15 à 20 ans a été la plus représentée (49,3 %), et les âges extrêmes étaient 15 mois et 31 ans. Les principaux motifs de consultation étaient le rétrécissement vulvaire, la dyspareunie, l'impossibilité des rapports sexuels, et la dysurie. Il s'agissait de complications en rapport avec une infibulation dans 81,8 % des cas et avec une mutilation de type II dans 18,2 %. La chirurgie a constitué 89,9 % des traitements et les traitements médicamenteux seuls 10,1 %. Aucune reconstruction du clitoris n'a été réalisée. L’évolution a été favorable dans tous les cas. Conclusion. Les complications locales et régionales des mutilations génitales sont multiples, mais heureusement leur prise en charge est de bon pronostic sur le plan anatomique. Les complications sur le plan psychologique restent cependant à être évaluées et prises en charge, dans notre contexte. La prise en charge de ces complications devrait être une occasion de sensibilisation de l'entourage pour l'abandon de la pratique.

## Full-text entities

- **Diseases:** Female genital mutilation (MESH:D005831), dysuria (MESH:D053159), vulvar stricture (MESH:D014845), genital mutilation (MESH:C536457), dyspareunia (MESH:D004414)
- **Species:** Homo sapiens (human, species) [taxon 9606]

## Full text

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