Médecine Tropicale et Santé Internationale takes a stand against editorial predation
Jean-Philippe CHIPPAUX, Jean-Paul BOUTIN, Michel DEVELOUX, Alain EPELBOIN, Pierre GAZIN, François MOUTOU, Jean-François PAYS, Eric PICHARD

TL;DR
This paper warns against predatory journals that exploit researchers by charging high fees without ensuring quality or visibility.
Contribution
The paper explicitly takes a stand against predatory publishing practices in scientific communication.
Findings
Predatory journals aim to collect publication fees without providing proper indexing or quality control.
These journals often use fake impact factors and offer no guarantees for article visibility or longevity.
They disregard scientific rigor and integrity in the publications they handle.
Abstract
La mise en garde contre les revues prédatrices s'intensifie. Destinées à capter les manuscrits avec la promesse d'une publication rapide, ces revues ont pour principal objectif de percevoir des frais de publication abusifs. Se prévalant parfois de facteurs d'impact imaginaires, elles ne sont pas indexées et n'apportent aucune garantie de visibilité, d'accessibilité et de pérennité de l'article publié. Et surtout, elles ne se préoccupent pas de la rigueur et de l'intégrité scientifique des travaux qu'elles éditent.
Genes, proteins, chemicals, diseases, species, mutations and cell lines named across the full text — each resolved to its canonical identifier and authoritative record.
Peer Reviews
No public reviews on file for this paper yet. If you reviewed it on a platform where reviews are public (OpenReview, ICLR, NeurIPS, ICML), you can paste yours below so the community can read it here.
Videos
No videos yet. Explain this paper in a talk, walkthrough, or lecture? Add one.
Taxonomy
TopicsHealth Sciences Research and Education · Health and Medical Research Impacts · scientometrics and bibliometrics research
La mise en garde contre les revues prédatrices s'intensifie. Destinées à capter les manuscrits avec la promesse d'une publication rapide, ces revues ont pour principal objectif de percevoir des frais de publication abusifs. Se prévalant parfois de facteurs d'impact imaginaires, elles ne sont pas indexées et n'apportent aucune garantie de visibilité, d'accessibilité et de pérennité de l'article publié. Et surtout, elles ne se préoccupent pas de la rigueur et de l'intégrité scientifique des travaux qu'elles éditent.
Plusieurs associations ou sociétés académiques se sont mobilisées pour faire connaître ce fléau. Des blogs privés veillent et renseignent. De nombreuses facultés ont créé des enseignements pour informer et prévenir leurs étudiants et jeunes chercheurs. Des éditeurs privés renommés abandonnent quelques-unes de leurs revues devenues déviantes. Certains chercheurs en sciences de la communication se sont essayés à établir des listes de revues prédatrices qui les ont attaqués pour diffamation.
Fin 2020, la Faculté de médecine de Sorbonne Université (France) a établi une liste des revues présumées « non-prédatrices » (https://sante.sorbonne-universite.fr/recherche/liste-des-revues-presumees-non-predatrices) qu'elle met périodiquement à jour. La première version, constituée entre octobre 2020 et mai 2021, est parue en août 2021; la dernière mise à jour date d'avril 2023. La Faculté invite ses chercheurs à soumettre leurs manuscrits aux revues de cette liste. Cette initiative de Sorbonne Université entend échapper au risque de poursuite judiciaire – puisqu'aucune revue prédatrice n'est citée – et recenser celles qui sont vertueuses. Cependant, la liste ne peut prétendre être exhaustive, ni constamment actualisée. Ainsi, le Bulletin de la Société de Pathologie exotique et Médecine tropicale, toutes deux arrêtées lors de la constitution de la liste, y figurent encore, tandis que MTSI, créée en janvier 2021, n'est toujours pas citée. Ceci doit nous inciter à préparer un argumentaire pour demander son insertion dans la liste. En outre, les revues en Libre accès diamant (Diamond Open Access) y sont minoritaires. Gratuites pour l'auteur comme pour le lecteur avec la totale liberté d'utilisation du contenu de l'article par tous, à condition de citer la source, elles se développent, particulièrement en Amérique hispanophone et lusophone, et constituent un modèle prometteur.
MTSI, organe scientifique de la Société francophone de médecine tropicale et santé internationale (SFMTSI), a fait suite au Bulletin de la Société de pathologie exotique au moment où cette société plus que centenaire entamait sa réforme. MTSI est l'héritière de toutes les revues françaises de médecine tropicale dont les publications se sont arrêtées avant 2020. MTSI lutte activement contre le recours aux revues prédatrices qui abusent auteurs comme lecteurs (parmi lesquels des décideurs). Les premiers, mal informés, pressés, bousculés par des échéances professionnelles ou académiques, attirés par la facilité comme par le marketing de ces éditeurs, espèrent une publication rapide de leurs travaux, sans toujours être conscients de leurs éventuelles insuffisances formelles ou conceptuelles qu'une revue scientifique aurait décelées. En outre, ils sont privés de leurs droits d'auteur – acquis par la revue prédatrice –, ce qui restreint l'accès à leurs données. De leur côté, les lecteurs accordent un crédit scientifique à des résultats non vérifiés et, de bonne foi, les diffusent dans leurs propres publications participant à la propagation de fausses informations.
La volonté profonde et revendiquée de la SFMTSI, comme du Comité de rédaction de MTSI, est d'offrir – dans tous les sens du terme – une tribune à l'expression scientifique dans son domaine de compétence. Elle met à la disposition des auteurs francophones une plateforme entièrement gratuite comprenant l'accompagnement à la bonne rédaction scientifique, l’évaluation par les pairs, la mise en page et la publication en ligne de leur manuscrit. Supprimant tous les coûts d'abonnement et d'achat en ligne, elle permet un accès direct et immédiat aux articles par les lecteurs. Elle garantit aux deux – auteur comme lecteur – la visibilité, grâce à l'indexation dans PubMed^®^, Scopus^®^, ainsi que la conservation et l'accès dans la durée aux textes archivés. MTSI offre la possibilité de publier à des auteurs francophones peu ou pas familiarisés avec la langue anglaise, leur évitant des frais de traduction, et facilite par là même l'accès à des résultats qui resteraient méconnus autrement.
En choisissant que ses articles soient en Libre accès diamant^1^, MTSI participe au mouvement de la Science ouverte qui vise à rendre accessibles à tous, les données produites par la recherche scientifique, particulièrement dans l'espace francophone.
