This paper investigates the index of seaweed subalgebras in the complex Lie algebra rak{gl}(n), deriving formulas and identifying new Frobenius Lie algebras.
Contribution
It provides new formulas for the index of certain seaweed subalgebras and introduces new families of Frobenius Lie algebras.
Findings
01
Formulas for the index of specific seaweed subalgebras
02
Identification of new Frobenius Lie algebra families
03
Properties that facilitate index computation
Abstract
We give some properties on the index of seaweed subalgebras of the complex Lie algebra gl(n) which allow to obtain formulas for the index of some interesting classes of this family and to give new families of Frobenius Lie algebras.
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TopicsAdvanced Algebra and Geometry · Phytoestrogen effects and research
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sur l’indice des sous-algèbres biparaboliques de gl(n)
On donne quelques propriétés sur l’indice des sous-algèbres biparaboliques de l’algèbre de Lie complexe gl(n) qui permettent d’obtenir l’indice de certaines classes intéressantes de ces sous-algèbres et d’en déduire en particulier celles parmi elles qui sont des sous-algèbres de Frobenius.
1. Introduction
Soit g l’algèbre de Lie d’un groupe de Lie algébrique complexe \mathboldG et g∗ son dual. Pour f∈g∗, on note
gf le stabilisateur de f pour l’action coadjointe. On appelle indice de g et on note χ[g] la dimension minimale de gf lorsque f parcourt g∗. Si χ[g]=0, g est dite une algèbre de Frobenius.
Dans toute la suite, les groupes et les algèbres de Lie considérés sont algébriques définis sur le corps des complexes. Pour tous entiers naturels r et s, on notera r[s] le reste de la division euclidienne de r par s et r∧s le plus grand commun diviseur de r et s.
Pour toute paire (a,b) de
compositions d’un entier n∈N×,
a=(a1,…,ak) et
b=(b1,…,bt), on associe une unique
sous-algèbre biparabolique de gl(n) (à conjugaison
près) qu’on notera q(a∣b),
et toutes les sous-algèbres biparaboliques de gl(n)
sont ainsi obtenues (voir [1]). Si b=n
(resp. a=n), q(a∣n)
(resp. q(n∣b)) est une sous-algèbre
parabolique de gl(n), on la notera simplement
p(a)
(resp. p(b)). Soient
a=(a1,…,ak)∈Nk et
b=(b1,…,bt)∈Nt tels que
∑1≤l≤kal=∑1≤l≤tbl=n et
a′ (resp. b′) la composition de
n obtenue de a (resp. b) en supprimant
les termes nuls. Alors, on convient que
p(a)=p(a′) et
q(a∣b)=q(a′∣b′).
Dans [4], les auteurs s’intéressent au cas des sous-algèbres paraboliques de gl(n) de la forme p(a,…,a,b), où a et b sont deux entiers naturels non nuls, et montrent que la propriété suivante :
[TABLE]
est suffisante pour que ps(a,…,a,b):=p(a,…,a,b)∩sl(n) soit une sous-algèbre de Frobenius de sl(n). Pour cette famille de sous-algèbres paraboliques de gl(n), on montre le théorème suivant (théorème 2.6) :
Théorème 1.1**.**
Soient I={(a,b)∈N×2∣aestimpairoubestimpair}, m∈N× et ϕm la fonction définie sur I par :
[TABLE]
Pour tous a,b,m∈N×, on a :
[TABLE]
.
Ainsi, on obtient une formule pour l’indice de p(a,…,a,b) et on en déduit en particulier que, pour n=ma+b, ps(a,…,a,b) est une sous-algèbres de Frobenius de sl(n) si et seulement si a∧b=1 et de plus l’une des conditions suivantes est vérifiée
(i)
m=1
(ii)
a est pair, b est impair
(iii)
a est impair, b est pair et m=2
Dans [5], Dergachev et Kirillov associent à chaque sous-algèbre biparabolique q(a,b) de gl(n) un graphe appelé méandre de q(a,b), et au moyen de ce graphe, ils décrivent l’indice de q(a,b) (voir théorème 2.1). La description de χ[q(a∣b)] en fonction de a et b est une question intéressante. En effet, avoir une réponse à cette question permettrait en particulier de déterminer les sous-algèbres biparaboliques de sl(n) qui sont de Frobenius. Dans [6] et [3], les auteurs ont obtenu l’indice de p(a) lorsque k=2 et k=3 :
Dans notre présent travail, on montre qu’on peut ramener la question
précédente au cas des sous-algèbres paraboliques de
gl(2n) : en effet, à toute sous-algèbre biparabolique
q de gl(n), on associe de manière
naturelle une sous-algèbre parabolique p de
gl(2n) ayant le même indice (voir lemme
2.2). Nous démontrons ensuite, d’une manière
indépendante, le théorème suivant qui est
une généralisation du lemme 4.2 de [7] :
Théorème 1.4**.**
Soient p(a1,…,ak) une sous-algèbre
parabolique de gl(n), dk=−(a1+⋯+ak−1) et
di=(a1+⋯+ai−1)−(ai+1+⋯+ak), 1≤i≤k−1. Soit 1≤i≤k.
Supposons que di=0. Pour tout α∈Z tel que ai+α∣di∣≥0, on a
[TABLE]
En particulier, on a*
[TABLE]
2)
Supposons que di=0. Alors, on a
[TABLE]
Ce théorème fournit un algorithme de réduction permettant le calcul de l’indice d’une sous-algèbre parabolique de gl(n). De plus, il permet de redémontrer d’une manière simple les théorèmes 1.2 et 1.3 (voir théorème 2.3), d’obtenir l’indice de certaines classes des sous-algèbres paraboliques de gl(n) (voir théorème 2.5) et de donner en particulier de nouvelles familles de sous-algèbres de Frobenius de gl(n) (voir corollaire 2.1 et lemme 2.5).
2. Réduction
Soit \mathboldG un groupe de Lie algébrique complexe, g son algèbre
de Lie et g∗ le dual de g. Au moyen de la représentation coadjointe, g et \mathboldG opèrent dans
g∗ par :
[TABLE]
[TABLE]
Pour f∈g∗, soit \mathboldGf le stabilisateur de f pour cette action et gf son algèbre de Lie:
[TABLE]
[TABLE]
On appelle indice de g l’entier
χ[g] défini par:
[TABLE]
Si χ[g]=0, g est dite une algèbre de Frobenius.
Soient a=(a1,…,ak) et b=(b1,…,bt) deux compositions d’un entier n∈N×. Pour tout 1≤i≤k (resp. 1≤j≤t), soient θi (resp. θj′) l’involution de Ii=[a1+⋯+ai−1+1,a1+⋯+ai−1+ai]∩N (resp. Jj=[b1+⋯+bj−1+1,b1+⋯+bj]∩N) définie par θi(x)=2(a1+⋯+ai−1)+ai−x+1,x∈Ii (resp. θj′(y)=2(b1+⋯+bj−1)+bj−y+1,y∈Jj). Soient I=∪1≤i≤kIi=∪1≤j≤tJj=[1,n]∩N. On associe à la paire (a,b), les deux involutions θa et θb de I telles que la restriction de θa (resp. θb) à Ii (resp. Jj) est égale à θi (resp. θj′), 1≤i≤k (resp. 1≤j≤t). Soit K(a,b)=<θa,θb> le groupe engendré par θa et θb, il agit dans I.
On associe à la paire (a,b) une sous-algèbre biparabolique de gl(n) notée q(a∣b), qui est unique à conjugaison près par le groupe GL(n) (voir [1]) et un graphe noté Γ(a∣b) et appelé méandre associé à q(a∣b) ou méandre de q(a∣b), dont les sommets sont n points consécutifs situés sur une droite horizontale D et numérotés 1,2,…,n. Il est construit de la manière suivante: on relie par un arc au dessous (resp. au dessus) de la droite D toute paire de sommets distincts de Γ(a∣b) de la forme (x,θa(x)) (resp. (x,θb(x))), x∈I.
Exemple 2.1**.**
Γ(2,4,3∣5,2,2)*=
Si b=n, q(a∣n) est une sous-algèbre parabolique de gl(n) qu’on notera plus simplement p(a), et on notera son méandre Γ(a).
Définition 2.1**.**
[1]**
Si X est un sous-graphe de Γ(a∣b), on note SX l’ensemble des sommets de Γ(a∣b) appartenant à X.
Lemme 2.1**.**
[1]**
Un sous-graphe connexe X de Γ(a∣b) est une composante connexe si et seulement si SX est une K(a∣b)-orbite.
Définition 2.2**.**
[1*]**
Une composante connexe X de Γ(a∣b) est dite un cycle si tout x∈SX est distinct de θa(x) et de θb(x).
Une composante connexe X de Γ(a∣b) est dite un segment si elle n’est pas un cycle (i.e. il existe x∈SX vérifiant θa(x)=x ou θb(x)=x).*
Théorème 2.1**.**
[5]** Soient q(a∣b) une sous-algèbre biparabolique de gl(n) et Γ(a∣b) son méandre, on a :
[TABLE]
Remarque 2.1**.**
Si q(a∣b) est une
sous-algèbre biparabolique de gl(n), alors
qs(a∣b):=q(a∣b)∩sl(n)
est une sous-algèbre biparabolique de sl(n) et
χ(qs(a∣b))=χ(q(a∣b))−1.
Lemme 2.2**.**
Soient a=(a1,…,ak) et
b=(b1,…,bt) deux compositions de
n. Si on pose a′=(ak,…,a1) et
b′=(bt,…,b1), on a :
Supposons qu’il existe 1≤i<k et i+1<i′≤k tels que a1+⋯+ai=ai′+⋯+ak, alors :
χ[p(a)]=χ[p(a1,…,ai,ai′,…,ak)]+χ[p(ai+1,…,ai′−1)] .
6. 6)
Supposons qu’il existe 1≤i<k et 1≤j<t tels que a1+⋯+ai=b1+⋯+bj, alors :
χ[q(a∣b)]=χ[q(a1,…,ai∣b1,…,bj)]+χ[q(ai+1,…,ak∣bj+1,…,bt)] .
Démonstration.
Remarquons que K(a,b)=K(b,a), par suite Γ(b∣a) et Γ(a∣b) ont les mêmes composantes connexes. Le résultat se déduit du théorème 2.1.
2. 2)
Soit θ l’involution de I définie par θ(x)=n−x+1,x∈I. On a θa′=θθaθ et θb′=θθbθ, par suite K(a′,b′) est le conjugué de K(a,b) par θ. De plus, un point x∈I est invariant par θa (resp. θb) si et seulement si θ(x) est invariant par θa′ (resp. θb′). D’où Γ(a∣b) et Γ(a′∣b′) ont les mêmes composantes connexes.
3. 3)
Soient
c=(a1,⋯,ak,bt,⋯,b1),
I′=[1,2n]∩N et θ l’involution de I′
définie par θ(x)=2n−x+1,x∈I′. Alors
θa (resp. θb) est la
restriction à I de θc
(resp. θθcθ). Par suite, prendre
l’intersection avec I, induit une bijection de l’ensemble des
K(c,2n)-orbites de I′ sur l’ensemble
des K(a,b)-orbites de I. De
plus, un point x∈I est invariant par θb
si et seulement si θ(x) est invariant par
θc. D’où, il existe une bijection de
l’ensemble des composantes connexes de
Γ(a∣b) sur celui des composantes
connexes de Γ(c∣2n) qui conserve le nombre de
cycles, ainsi que le nombre de segments. Le résultat se déduit
du théorème 2.1.
4. 4)
Supposons ti≥0, le résultat se démontre de la même manière que 3)(voir figure 1).
Supposons ti≤0, on a :
[TABLE]
5. 5)
Résulte du fait que
Γ(a∣b) est réunion disjointe
des
méandres Γ(a1,…,ai,ai′,…,ak) et
Γ(ai+1,…,ai′−1).
6. 6)
Résulte de 3) et 5).
∎
Lemme 2.3**.**
*Soient (a1,…,ak) une composition de n, dk=−(a1+⋯+ak−1) et di=(a1+⋯+ai−1)−(ai+1+⋯+ak), 1≤i≤k−1. On a *
Soit 1≤i≤k−1. Si ai+di≥0, D’après le 4) puis le 3) du lemme 2.2, on a :
[TABLE]
De même, si ai+di≤0, on a :
[TABLE]
2. 2)
Pour tout 2≤i≤k−1 tel que ai+di≥0, considérons la composition bi=(b1i,…,bki) où bji=aj si j=i et bii=ai+di. Soit Ti−1i=(b1i+⋯+bi−2i)−(bii+⋯+bki),2≤i≤k−1. On vérifie que ∣bi−1i+Ti−1i∣=ai,2≤i≤k−1. Il résulte de 1) que pour tout 2≤i≤k−1, on a :
[TABLE]
D’où le résultat pour 2≤i≤k−1.
Supposons a1+d1≥0, il résulte de lemme 2.2 que :
[TABLE]
D’où le résultat pour i=1.
Puisque χ[p(a1,…,ak)]=χ[p(ak,…,a1)], on en déduit alors le résultat pour i=k.
∎
Exemple 2.2**.**
*Soit Γ(5,1,2,4). Puisque ∣5+1−4∣=2, alors χ[p(5,1,2,4)]=χ[p(5,1,4)]. Aussi ∣5−4∣=1, alors χ[p(5,1,4)]=χ[p(5,4)]=1.
Γ(5,1,2,4)=
Γ(5,1,4)=
Γ(5,4)=
Le théorème suivant est une conséquense imédiate des lemmes 2.2 et 2.3.
Théorème 2.2**.**
Soient p(a1,…,ak) une sous-algèbre parabolique de gl(n), dk=−(a1+⋯+ak−1) et di=(a1+⋯+ai−1)−(ai+1+⋯+ak), 1≤i≤k−1. Soit 1≤i≤k.
Supposons que di=0. Pour tout α∈Z tel que ai+α∣di∣≥0, on a
[TABLE]
En particulier, on a*
[TABLE]
2)
Supposons que di=0. Alors, on a
[TABLE]
Lemme 2.4**.**
Si k≥2 est un entier, il n’existe pas de k-uplet (a1,…,ak) de réels vérifiant les inégalités
[TABLE]
Démonstration.
On peut ramener la démonstration au cas ak<a1+⋯+ak−1, en particulier l’ensemble Ξ:={1≤i≤k−1telquea1+⋯+ai>ai+1+⋯+ak} est non vide (k−1∈Ξ). Soit i0=inf{i∈Ξ}, on voit alors que i0 vérifie a1+⋯+ai0−1≤ai0+⋯+ak et a1+⋯+ai0>ai0+1+⋯+ak, en particulier ai0≥∣a1+⋯+ai0−1−(ai0+1+⋯+ak)∣. D’où le résultat.
∎
Remarque 2.2**.**
Il suit du lemme précédent et du lemme 2.2 que le théorème 2.2 donne un algorithme pour le calcul de l’indice des sous-algèbres biparaboliques de gl(n).
Soit n=a1+a2+a3, le résultat est vrai pour n=3 puisque χ[p(1,1,1)]=2. Supposons que n>3, si a1=a3, le résultat est vrai d’après le lemme 2.2, si a1=a3, il suit du lemme 2.4 que les entiers naturels a1,a2 et a3 vérifient l’une des conditions suivantes :
i) a1≥a2+a3
ii) a3≥a1+a2
iii) a2≥∣a1−a3∣
En appliquant le théorème 2.2, le résultat s’en déduit par récurrence sur n.
Supposons (a+b)∧(b+c)=1, les sous-algèbres ps(a,b,c),ps(α(a+b+c),a,b,c), ps(a,α∣a−b−c∣,b,c), ps(a,b,α∣a+b−c∣,c) et ps(a,b,c,α(a+b+c)) sont des sous-algèbres de Frobenius de sl(n).
Lemme 2.5**.**
Pour tout r∈N× et (\alpha_{1},\ldots,\alpha_{r})\in{\color[rgb]{0,0,0}(\mathbb{N}^{\times})^{r}}, on pose a0=1, ai=αi(a0+⋯+ai−1),1≤i≤r et n=a0+⋯+ar. Alors ps(a0,…,ar) est une sous-algèbre de Frobenius de sl(n).
Démonstration.
Il suffit de remarquer que ai[a0+⋯+ai−1]=0,1≤i≤r. Le résultat découle du théorème 2.2.
∎
Lemme 2.6**.**
Soit (a1,⋯,ak) une composition d’un entier n∈N×. Pour tout α∈N×, on a :
[TABLE]
En particulier, (a1∧…∧ak) divise χ[p(a1,⋯,ak)].
Démonstration.
On a χ[p(α)]=α=αχ[p(1)], d’où le résultat pour n=1. Soient dk=−(a1+⋯+ak−1) et di=(a1+⋯+ai−1)−(ai+1+⋯+ak), 1≤i≤k−1. D’après le lemme 2.4, il existe 1≤i≤k vérifiant ai≥∣di∣. Supposons que di=0, alors χ[p(αa1,⋯,αak)]=αai+χ[p(αa1,⋯,αai−1,αai+1,⋯,αak)], sinon, d’après le théorème 2.2, on a χ[p(αa1,⋯,αak)]=χ[p(αa1,⋯,αai−1,α(ai[∣di∣]),αai+1,⋯,αak)]
Le résultat s’ensuit alors par récurrence sur n.
∎
Lemme 2.7**.**
Pour tous a,k∈N tel que a>1, on a :
[TABLE]
Démonstration.
On a χ[p(1)]=χ[p(1,a)]=1, si bien que le résultat est vraie pour k=0 et k=1. Supposons que k≥2, d’après le théorème 2.2, on a :
[TABLE]
Le résultat s’obtient alors par récurrence sur k.
∎
Lemme 2.8**.**
Soient (a1,…,ak) une composition de n, dk=−(a1+⋯+ak−1) et di=(a1+⋯+ai−1)−(ai+1+⋯+ak), 1≤i≤k.
χ[p(b1,…,bt,ra−2b,…,a−2b,na,…,a,ra−2b,…,a−2b)]=χ[p(b1,…,bt,r+1a−2b,…,a−2b,n−2a,…,a,r+1a−2b,…,a−2b)]. Le résultat s’ensuit par récurrence sur l’entier n.
2)
D’après le lemme 2.9, il existe une composition (d1,…,ds)∈Ns de a−b et un entier α≥0 tels que pour tout (a1,…,an−1)∈Nn−1, on a :
Supposons que a=2b, alors χ[p(ma,…,a,b)]=b. Le résultat est vrai vue que ϕm(a∧ba,a∧bb)=ϕm(2,1)=1. Supposons que a=2b, on vérifie que ϕm(a∧ba,a∧bb)=ϕm(∣a−2b∣∧b∣a−2b∣,∣a−2b∣∧bb). Le résultat s’ensuit alors par récurrence sur a.
∎
Corollaire 2.4**.**
χ[p(ma,…,a,b)]=1* si et seulement si a∧b=1 et de plus l’une des conditions suivantes est vérifiée*
(i)
m=1
(ii)
a* est pair, b est impair*
(iii)
a* est impair, b est pair et m=2*
3. quelques propriétés sur le méandre
Soient a=(a1,…,ak) une composition de n, p(a) une sous-algèbre parabolique de gl(n) et Γ(a) son méandre. Si X est un cycle de Γ(a), il existe un entier s>1, appelé dimension de X et k∈N× tels que les sommets de X sont de la forme x1<x1+s−1<x2<…<xk<xk+s−1 (voir [1]). Si s>2, pour tous 1≤i≤k et xi≤y≤xi+s−1, on dit que le cycle (resp. segment) Y, tel que y∈SY, est à l’intérieur de X. Le cycle X est dit maximal s’il n’est pas à l’intérieur d’un autre cycle, auquel cas, sa dimension est donnée par dim(X)=2card{cycles se trouvant à l’intérieur}+card{segments se trouvant à l’intérieur}+2 (voir [8]) . Par convention, un segment X qui n’est pas contenu dans un cycle est considéré comme un cycle maximal de dimension 1. Il suit du théorème 2.1 que l’indice de p(a) est égal à la somme des dimensions des cycles maximaux de Γ(a).
Remarque 3.1**.**
i)
Un sommet x est l’extrémité d’un segment de Γ(a) si et seulement si, il existe 1≤i≤k tels que ai est impair et x=a1+⋯+ai−1+[2ai+1] ou n est impair et x=2n+1.
ii)
Un cycle maximal de Γ(a) de dimension 1
peut être réduit à ** un* point x. On vérifie
dans ce cas, que n est un entier impair, et de plus, il existe
1≤i≤k tels que ai=1 et
x=a1+⋯+ai=2n+1.*
Définition 3.1**.**
Soient X un cycle maximal de Γ(a) de dimension s>1 et x1<x1+s−1<x2<…<xk<xk+s−1 les sommets de X. On appelle bout de X un arc de X joignant deux sommets de la forme xi et xi+s−1.
Lemme 3.1**.**
[1]**
Tout cycle maximal de Γ(a) de dimension s>1 a exactement deux bouts.
Définition 3.2**.**
On dira que deux méandres Γ1 et Γ2 sont équivalents s’il existe une bijection de l’ensemble des composantes connexes de Γ1 sur l’ensemble des composantes connexes de Γ2 qui conserve le nombre de cycles maximaux, ainsi que leurs dimensions.
Compte tenu des réductions utilisées dans la preuve du lemme 2.2 dont découle le théorème 2.2, on déduit le lemme suivant :
Lemme 3.2**.**
Soit (a1,…,ak) une composition, dk=−(a1+⋯+ak−1) et di=(a1+⋯+ai−1)−(ai+1+⋯+ak), 1≤i≤k−1. Pour tout 1≤i≤k tel que di=0, les méandres Γ(a1,…,ak) et Γ(a1,…,ai−1,ai[∣di∣],ai+1,…,ak) sont équivalents.
Lemme 3.3**.**
Pour tous a1,a2∈N×, le méandre Γ(a1,a2) contient un seul cycle maximal de dimension a1∧a2.
2. 2)
Pour tous a1,a2,a3∈N×, le méandre Γ(a1,a2,a3) contient deux cycles maximaux de dimensions respectives p−a2[p] et a2[p], où p=(a1+a2)∧(a2+a3).
3. 3)
Soit a,b,m∈N× et ϕm la fonction définie au théorème 2.6, le méandre Γ(ma,…,a,b) contient ϕm(a∧ba,a∧bb) cycles maximaux, chaque cycle est de dimension (a∧b).
Démonstration.
Le méandre Γ(1,1) est un segment, d’où le résultat pour a1=a2=1. Il suit du lemme 3.2 qu’un raisonnement par récurrence sur la somme a1+a2 donne le résultat.
2)
Le méandre Γ(1,1,1) est composé de deux segments, d’où le résultat pour a1=a2=a3=1. D’autre part, le méandre Γ(a1,a2,a1) est composé de deux cycles maximaux de dimensions respectives a1 et a2, d’où le résultat pour a1=a3. De même, il suit du lemme 3.2 que le résultat s’obtient par récurrence sur la somme a1+a2+a3 .
3)
Le méandre Γ(m+11,…,1) est composé de [2m+2] segments, d’où le résultat pour a=b=1. D’autre part, on a vu dans la preuve du théorème 2.6 qu’on peut se ramener au cas où b≤a et que
[TABLE]
Comme toutes les réductions utilisées dans cette preuve découlent du théorème 2.2, il suit du lemme 3.2 que si a≥2b (resp. a<2b), le méandre Γ(ma,…,a,b) et le méandre Γ(ma−2b,…,a−2b,b) (resp. Γ(m2b−a,…,2b−a,b)) sont équivalents. Le résultat s’ensuit par récurrence sur a.
∎
Remarque 3.2**.**
Les assertions 1) et 2) du lemme précédent sont donnés d’une manière indépendante dans [2].
Lemme 3.4**.**
Soit r le nombre de cycles maximaux de Γ(a1,…,ak), on a :
[TABLE]
2. 2)
Γ(a1,…,ak)* contient un seul cycle maximal si est seulement si χ[p(a1,…,ak)]=a1∧a2∧…∧ak.*
Démonstration.
On pose n=a1+⋯+ak,
ak+1=−n,
Ii=[a1+⋯+ai−1+1,a1+⋯+ai],1≤i≤k et Ik+1=[1,n]. Soit 1≤i≤k+1 tel que
∣ai∣>1. Supposons qu’il existe deux cycles maximaux distincts X
et Y de Γ(a1,…,ak), x∈Ii∩SX et
y∈Ii∩SY tels ques x et
2(a1+⋯+ai−1)+ai−x+1 sont liés par un bout de X, y
et 2(a1+⋯+ai−1)+ai−y+1 sont liés par un bout de
Y. On voit alors que, soit le sommet x est compris entre les
sommets y et 2(a1+⋯+ai−1)+ai−y+1, soit le sommet
y est compris entre les sommets x et
2(a1+⋯+ai−1)+ai−x+1. Il s’ensuit que l’un des deux
cycles X et Y est à l’intérieur de l’autre, ce qui
impossible. Il en résulte que pour tout 1≤i≤k+1, il
existe au plus un sommet x\leq{\color[rgb]{0,0,0}a_{1}+\cdots+a_{i-1}+}[\frac{a_{i}}{2}] appartenant à
Ii tel que x et 2(a1+⋯+ai−1)+ai−x+1 sont
liés par un bout d’un cycle maximal de
Γ(a1,…,ak). Compte tenu de la remarque 3.1 et
du lemme 3.1, on déduit alors que le nombre de cycles
maximaux de Γ(a1,…,ak) est majoré par
[2k+1].
2. 2)
Pour tout n∈N×, le méandre Γ(n1,…,1) est composé de [2n+1] segments, où chaque segment est considéré un cycle maximal de dimension 1, et le méandre Γ(nα,…,α) est composé de [2n+1] cycles maximaux, où chaque cycle est de dimension α.
Soit 1≤i≤k, supposons que di=0 (voir les définitions des di dans l’énoncé du lemme 3.2), le méandre Γ(a1,…,ak) est composé d’un cycle maximal de dimension ai et du méandre Γ(a1,…,ai−1,ai+1,…,ak), alors que le méandre Γ(αa1,…,αak) est composé d’un cycle maximal de dimension αai et du méandre Γ(αa1,…,αai−1,αai+1,…,αak). Supposons que di=0, il résulte du lemme 3.2 que les méandres Γ(a1,…,ak) et
Γ(a1,…,ai−1,ai[∣di∣],ai+1,…,ak) sont équivalents, aussi que les méandres
Γ(αa1,…,αak) et Γ(αa1,…,αai−1,α(ai[∣di∣]),αai+1,…,αak) sont équivalents. Il s’ensuit qu’un raisonnement par récurrence sur la somme a1+⋯+ak implique que les méandres Γ(a1,…,ak) et
Γ(αa1,…,αak) ont le même nombre de cycles maximaux, appelons-les respectivement X1,…,Xe et X~1,…,X~e, et qu’ils peuvent être numérotés de sorte que dim(X~i)=αdim(Xi),1≤i≤e. On en déduit alors que le PGCD de a1,…,ak divise la dimension de chaque cycle maximal de Γ(a1,…,ak). En particulier, si χ[p(a1,…,ak)]=a1∧…∧ak, alors Γ(a1,…,ak) contient un seul cycle maximal.
Réciproquement, supposons que Γ(a1,…,ak) contient un seul cycle maximal de dimension s, alors s divise ai, 1≤i≤k, d’où s divise le PGCD de a1,…,ak, et par suite χ[p(a1,…,ak)]=s=a1∧…∧ak.
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Références
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Bibliography8
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